Dimanche 25 mai 2008
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Pierre-Yves LINOT
Produit de grande consommation, le chocolat fait l'objet de nombreuses recherches afin d'améliorer sa qualité
et donc son procédé de fabrication. Il peut être produit artisanalement ou industriellement mais dans tous les cas, l'étape de solidification est déterminante. Jusque là, seuls les tunnels de
refroidissement étaient utilisés mais ils présentent un encombrement important et un coût énergétique élevé.
C'est au sein du CROMeP, centre de recherche en matériaux
de l'Ecole des Mines d'Albi et en partenariat avec le chocolatier de renom BELIN, qu'a vue le jour cet étrange projet. Tout commença avec le dépôt d'un brevet visant à réduire les cycles de
régulation thermique nécessaire pour obtenir un chocolat correct : il s'agit de l'opération de tempérage.
Ce brevet se basant sur le principe d'auto-ensemencement permet donc pour l'industrie chocolatière de réduire
les coûts mais il reste à vérifier si les caractéristiques mécaniques restent les mêmes.
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RETOUR EXPERIENCE
Par Pierre-Yves LINOT
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Dimanche 25 mai 2008
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20:58

Je remercie vivement Yann pour sa spontanéïté et sa volonté de partager son savoir-faire sur FrogeTech.
Pendant 10 ans, j'ai travaillé au service commercial dans des sociétés de
transformation plastique.
Ayant connu les années folles où les moules se vendaient à prix d'or, et ensuite
l'arrivée de la Chine avec ses prix défiants toute concurrence, il a bien fallu que je trouve un créneau encore porteur. Et bien qu'en 2008 avec un pétrole qui joue avec les 110 $ le baril
et un dollar à plus de 1.56 Euros , il faut être plus que motivé et volontaire pour trouver de nouveaux clients français et surtout produire en France.
Heureusement que nos PME existent et sont encore à l'écoute. En 2005, je me
suis installé comme agent commercial, représentant les domaines de la plasturgie et de la métallurgie. Le fait de réaliser des études en interne me permet d'envoyer des consultations précises
avec un fichier CAO (intégrant dépouilles ou autres contraintes liées à la technologie de fabrication) et des cahiers des charges pièces & outillages. Je travaille avec de vrais partenaires
et ensemble nous développons des projets dans leur intégralité. L'injection plastique reste toujours ma principale activité avec toujours plus de partenaires (micro-injection, injection
standard de 15 à 3200 T et bi-injection jusqu'à 1200 T de force de fermeture). La métallurgie se développe également : outre la tôlerie et le Zamak, l'injection magnésium devient
aussi un créneau porteur.
Mes clients interviennent dans des domaines variés : de l'aéronautique au modem
internet, en passant par la gestion de la fibre optique, le médical...
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Par Yann MICHEL-CHAGNOT
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Mercredi 28 mai 2008
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21:13
Gaetan Mabille
Ingénieur Développement Plasturgie
Diplômés de l'Institut Supérieur de Plasturgie d'Alençon, et surtout après les
cracks successifs de la téléphonie mobile, la fermeture de Moulinex, l'adhésion de la Chine à l'OMC, le « génocide mouliste »... nous étions nombreux à nous interroger sur l'avenir de l'industrie
de la plasturgie en France. Cette analyse puérile m'avait ainsi orienté vers les bureaux d'étude, pensant alors que la conception garderait toujours un avantage concurrentiel face aux pays « low
cost ».
Aujourd'hui, je suis forcé de constater que le secteur de la production n'est pas la seule victime de cette hyper mondialisation. Non, toute la filière plasturgie est touchée : fournisseurs de
matières plastiques et d'équipements pour la plasturgie, outilleurs, bureaux d'étude, transformateurs, prototypistes...
Quel est l'avenir de la plasturgie en France ? Aujourd'hui, la plasturgie française reste accrochée au 4ème rang mondial et au 2ème rang européen derrière l'Allemagne, lorsque l'Europe se positionne au 2ème rang
mondiale juste derrière les Etats-Unis.
En France, le secteur de la construction semble privilégié dans le sens qu'il semble moins soumis à la concurrence asiatique, notamment grâce au coût élevé du transport et de la logistique. En
contrepartie, le taux d'exportation est relativement faible comparé aux autres secteurs. Cette activité est donc relativement dépendante du marché intérieur. La construction représentait 17% du
CA de l'industrie plasturgie en 2004 et 22% des matières transformées (en tonnage). Autre secteur clé, l'emballage représentait 23% du CA. Il s'agit du secteur consommant le plus de matières
plastiques en France (40% en tonnage), ce qui rend encore une fois la notion de coût de transport primordiale pour ce secteur.
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RETOUR EXPERIENCE
Par Gaetan MABILLE
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