Mercredi 28 mai 2008
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Gaetan Mabille
Ingénieur Développement Plasturgie
Diplômés de l'Institut Supérieur de Plasturgie d'Alençon, et surtout après les
cracks successifs de la téléphonie mobile, la fermeture de Moulinex, l'adhésion de la Chine à l'OMC, le « génocide mouliste »... nous étions nombreux à nous interroger sur l'avenir de l'industrie
de la plasturgie en France. Cette analyse puérile m'avait ainsi orienté vers les bureaux d'étude, pensant alors que la conception garderait toujours un avantage concurrentiel face aux pays « low
cost ».
Aujourd'hui, je suis forcé de constater que le secteur de la production n'est pas la seule victime de cette hyper mondialisation. Non, toute la filière plasturgie est touchée : fournisseurs de
matières plastiques et d'équipements pour la plasturgie, outilleurs, bureaux d'étude, transformateurs, prototypistes...
Quel est l'avenir de la plasturgie en France ? Aujourd'hui, la plasturgie française reste accrochée au 4ème rang mondial et au 2ème rang européen derrière l'Allemagne, lorsque l'Europe se positionne au 2ème rang
mondiale juste derrière les Etats-Unis.
En France, le secteur de la construction semble privilégié dans le sens qu'il semble moins soumis à la concurrence asiatique, notamment grâce au coût élevé du transport et de la logistique. En
contrepartie, le taux d'exportation est relativement faible comparé aux autres secteurs. Cette activité est donc relativement dépendante du marché intérieur. La construction représentait 17% du
CA de l'industrie plasturgie en 2004 et 22% des matières transformées (en tonnage). Autre secteur clé, l'emballage représentait 23% du CA. Il s'agit du secteur consommant le plus de matières
plastiques en France (40% en tonnage), ce qui rend encore une fois la notion de coût de transport primordiale pour ce secteur.
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RETOUR EXPERIENCE
Par Gaetan MABILLE
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Mercredi 4 juin 2008
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23:02
Si les enfants sont les meilleurs pour avoir des idées originales qui permettront de créer les objets avec lesquels
ils auront envie de jouer, l'acte de création d'un jouet est cependant loin d'être un jeu d'enfant. A partir de l'idée de base, l'auteur du jouet devra trouver la forme de l'objet la plus
adaptée, la matière, les contraintes d'emballage, de jouabilité, de jouabilité par les personnes à mobilité réduite, par les droitiers et les gauchers, les contraintes de sécurité, de
fabrication, respecter les normes, respecter le budget dans le prix de revient de fabrication du jouet, et s'assurer que les enfants comprendront immédiatement qu'il s'agit d'un jouet en le
voyant, voir même d'essayer de leur faire deviner en un seul coup d'oeil comment y jouer.
En moyenne, il se déroule 4 mois entre l'idée de
base et la livraison d'une grande quantité de jouets, souvent fabriqués en Chine. En comptant à rebours, il faut enlever 1 mois de transport (maritime = soyons écolo & économes), 1 mois de
fabrication, 1 mois d'outillage, 1 mois de conception, de mise au point & de premiers tests de laboratoires = 4 mois. Le temps passe vite quand on s'amuse !
Pour décrire toutes les étapes, partons d'un exemple précis :
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Par Jean-Philippe CUNNIET
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Dimanche 30 novembre 2008
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20:00
François HUREAU
Chef d'entreprise MECADYN
http://mecadyn.over-blog.com/
Dans l'industrie, les activités d'un bureau d'étude sont très associées à celles de la maintenance. Le lien commence
dès la conception des machines et se poursuit tout au long de la production.
Pourtant, l'évidence a quelquefois du mal à s'imposer. J'ai encore en mémoire ce jeune dessinateur qui s'était fait
rabrouer par le chef monteur dans une usine: une couronne de 1m50 de diamètre pesant dans les 100 kg avait été installée sur une machine d'essai verticale. La poser a été facile, mais lorsqu'il
fallut la démonter quelques mois plus tard pour changer des éléments... Impossible ! Rien n'avait été prévu pour l'extraire. Il suffisait en fait de prévoir des trous taraudés pour fixer des anneaux de levage, mais le gars du BE n'y avait pas pensé. Depuis, je suis sûr
qu'il fait attention à chaque fois qu'il dessine une pièce.
Pour remédier à ce genre de désagrément, le patron d'une petit boîte de machines spéciales mettait les jeunes
techniciens qu'il embauchait au service maintenance pendant un an. Les gars (y avait pas de filles, qu'est ce que vous voulez...), fraichement émoulus d'un BTS, se retrouvaient confrontés à des
tas de situation auxquelles leurs études ne les avaient pas préparés. Montage et démontage d'ensembles mécaniques compliqués, encastrement de pièces, tolérances d'usinage, facilité d'accès,
ergonomie,... Lorsqu'ils étaient ensuite sur leur DAO, cette expérience d'une année leur avait été très profitable. Sans compter les relations forcément meilleures, plus cordiales, qui en
résultaient entre les « cottes bleues » de l'atelier et les « blouse blanches » du BE.
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Par François HUREAU
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Dimanche 30 novembre 2008
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20:31
Je remercie Cyrille Brest Designer de profession de bien vouloir développer un peu de son
expérience.
Ce professionnel plein de talent et de gentillesse va nous faire découvrir son métier et ce que cela lui
apporte personnellement. Les rencontres professionnelles, les projets, les idées qu'il apporte avec ses connaissances auprès des clients et chef de projet. Pour les plus jeunes d'entre vous qui
souhaitez aboutir à cette passion (car je pense qu'il en faut), Cyrille nous expliquera les démarches scolaires et professionnel (stages) pour atteindre ce but.
De Cyrille
Brest Sujet: designer
Le design, beaucoup plus qu'un métier, c'est certain, une sorte de "mode de vie" (sans rentrer dans les clichés du " tout design" à la maison) mais c'est certain que ce n'est pas un métier qui
s'arrête à la sortie du bureau Il y a une sorte de processus de création qui se met en place petit à petit, avec l'expérience, savoir observer les gens, leur fonctionnement, le milieu dans
lequel on vit, ce qui se crée, les nouvelles technologies, l'art, les nouvelles tendances, les matériaux, enfin c'est d'abord un métier basé sur l'observation et l'écoute de
l'environnement.
Etre designer, à mon sens, ce n'est pas être artiste, au contraire, l'artiste est libre, n'a pas de contraintes, le
designer lui doit répondre à une attente, un besoin, une envie, une cible marché, un coût, un savoir faire; un ensemble de contraintes qui certes restreignes les possibilités, mais
l'oblige à trouver la « bonne idée » « la solution » qui fera que le projet fonctionnera, répondra aux différentes attentes, sera différent.
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Par Cyrille Brest
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