Dimanche 30 novembre 2008
7
30
/11
/Nov
/2008
20:00
François HUREAU
Chef d'entreprise MECADYN
http://mecadyn.over-blog.com/
Dans l'industrie, les activités d'un bureau d'étude sont très associées à celles de la maintenance. Le lien commence
dès la conception des machines et se poursuit tout au long de la production.
Pourtant, l'évidence a quelquefois du mal à s'imposer. J'ai encore en mémoire ce jeune dessinateur qui s'était fait
rabrouer par le chef monteur dans une usine: une couronne de 1m50 de diamètre pesant dans les 100 kg avait été installée sur une machine d'essai verticale. La poser a été facile, mais lorsqu'il
fallut la démonter quelques mois plus tard pour changer des éléments... Impossible ! Rien n'avait été prévu pour l'extraire. Il suffisait en fait de prévoir des trous taraudés pour fixer des anneaux de levage, mais le gars du BE n'y avait pas pensé. Depuis, je suis sûr
qu'il fait attention à chaque fois qu'il dessine une pièce.
Pour remédier à ce genre de désagrément, le patron d'une petit boîte de machines spéciales mettait les jeunes
techniciens qu'il embauchait au service maintenance pendant un an. Les gars (y avait pas de filles, qu'est ce que vous voulez...), fraichement émoulus d'un BTS, se retrouvaient confrontés à des
tas de situation auxquelles leurs études ne les avaient pas préparés. Montage et démontage d'ensembles mécaniques compliqués, encastrement de pièces, tolérances d'usinage, facilité d'accès,
ergonomie,... Lorsqu'ils étaient ensuite sur leur DAO, cette expérience d'une année leur avait été très profitable. Sans compter les relations forcément meilleures, plus cordiales, qui en
résultaient entre les « cottes bleues » de l'atelier et les « blouse blanches » du BE.
SUITE...
en savoir plus
Par François HUREAU
-
Publié dans : EXPERIENCES
4
En faite, je vais directement passer à la question sur les brevets en ajoutant que des profils expérimentés arrivent dans les Bureaux d’études pour agglomérer les solutions innovantes et ainsi justifier la naissance de brevet et remotiver les concepteurs.
Aujourd’hui, on note la compétitivité d’un groupe par son CA mais aussi par la quantité de Brevets réalisés dans l’année, alors OUI, dans ce contexte, nous pouvons parler de chasse gardée.
Mais s’il n’y a effectivement plus de moyen financier pour investir sur un nouveau produit, il y a toujours des moyens humains pour réfléchir sur les projets.
Pour certains produit high-tech le petit (+) sera la manière pour se différentier de la concurrence (l’écran Capacitif avec I-PHONE à tout de suite « captivé » !!).
Evidemment, dans le domaine de la maintenance nous serions plutôt orientés vers un nouveau type d’attache rapide ou un moyen aéroporté pour soulager le technicien.
Dernièrement, j’ai entendu parler que PSA, pour garantir une bonne ergonomie, avait développé un moyen pour simuler (haptique) en amont les gestes futurs pour porter la portière ou le capot en cours d’étude, par CAO et Joystick avec retour de force.