







S’il est généralement utilisé dès qu’il s’agit d’arracher du sol des masses de plusieurs centaines de tonnes, le terme « levage lourd » reste assez vague pour que chacun lui attribue une définition différente.
Dans ce bref résumé, j’aimerais me limiter aux masses supérieures à 200 tonnes. De telles masses sont courantes dans la sidérurgie ou la construction navale. On retrouve également ces ordres de grandeur dans les centrales nucléaires. Bien entendu, certaines grues mobiles sont également capables de cet exploit, mais je me disperserais le mois possible : il y aurait déjà tant à dire sur un simple crochet !
Le levage lourd est un domaine vague… parler de masses de 200 tonnes fait déjà sourire le sidérurgiste. En effet, l’accélération de la pesanteur étant de 9,81, et non pas de 10, le concepteur utilisera une unité plutôt inhabituelle : le (1) MyriaNewton (105 N), au lieu de la tonne. La prise en compte des 1,9 % d’écart montrent déjà à quel point le calcul de ces engins de levage ne souffre d’aucune approximation. En on comprend pourquoi : quel aciériste prendrait le risque de voir tomber une poche remplie de 300 tonnes d’acier liquide ? Dans un tel accident, le flash du rayonnement de l’acier liquide est à lui seul capable de chauffer l’air environnant et de le dilater au point de souffler des bardages de la halle de coulée … Pour le chantier naval, il n’est pas plus envisageable qu’un incident similaire vienne anéantir le montage d’un paquebot, sur lequel œuvrent des dizaines d’ouvriers.
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