Dimanche 9 novembre 2008
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Supposons une chaine cinématique simple constituée par l'empilage dans une entalle E de trois pièces A, B
et C.
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J = Jeu de fonctionnement
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T1 et T2 sont les surfaces terminales
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F2, F4 et F5 sont les surfaces de jonctions
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JM = 0,6 = jeu maximal
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Jm = 0,1 = jeu minimal
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Tolérance de jeu = 0,6 - 0,1 = 0,5
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Tolérance à répartir : 0,5 mm
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Equation du jeu de fonctionnement : J = 1 - 2 - 3 - 4
J est une dimension résultante 1, 2, 3 et 4 sont des cotes composantes les différentes pièces de cet ensemble
sont reliées par le contact des surfaces de jonctions F3, F4 et F5.
Les surfaces T1 et T2 sont les surfaces terminales qui entour le Jeu J, ce jeu doit être comprit entre des valeurs limites ; valeur limites minimales et valeurs limites maximales, ce que l'on
indique par Jm et JM.
C'est la condition de fonctionnement de cet ensemble, la différence entre ces valeurs limites constitues en valeur absolue, la tolérance de jeu.
Le jeu J est l'intervalle qui sépare les surfaces terminales mais la position de ces surfaces
terminales est variable puisque ces surfaces dépendent des cotes 1 et 4 qui fixes leur position sur les pièces E et C, d'autre par les cotes d'épaisseurs 2 et 3 des pièces A et B interviennent
également dans la position de la surface terminale T1, puisque les pièces C, B et A sont toujours en contact par leurs surfaces de liaison.
N'oublions pas en effet, que les cotes des pièces composant cet ensemble sont affectés de tolérances (on sait que les dispersions provenant des moyens de production rendent nécessaire l'attribution
d'une tolérance d'exécution aux dimensions obtenues en fabrication industrielle).
Si l'on fabrique une grande quantité de cette ensemble, la dispersion provenant de la fabrication fera donc que les cotes des pièces de composant les ensembles seront variables et la variation de
ces cotes entraînera la variation de l'intervalle comprit entre les surfaces terminales, c'est à dire une dispersion sur le jeu.
On dit alors que le jeu est une dimension résultante et que les cotes des pièces composant cet ensemble sont des cotes composantes.
Il ressort que le jeu est la résultante des cotes composantes et que la dispersion maximale que l'on pourra obtenir sur la valeur J sera égale à la somme des tolérances des cotes composantes.
Il ne faut pas oublier que J est la condition de fonctionnement. C'est donc la tolérance de jeu qui est déterminante, c'est à dire que la dispersion maximale de A,B
et C obtenue finalement sur le jeu ne doit pas étre plus grand que la tolérance de jeu.
Donc la somme des tolérances que l'on affectera aux cotes composantes ne doit pas dépasser la valeur de la tolérance de
jeu.
On dit que :
C'est la tolérance de jeu qui doit être répartie sur les cotes composantes. Dans notre exemple supposons que l'on puisse admettre entre les surfaces terminales T1 et T2 une distance maximale de 0,6
mm et uen distance minimale de 0,1, la tolérance de jeu est de 0,6-0,1 = 0,5 ; c'est donc cette tolérance qui doit être répartie sur les cotes composantes.
Qu'elles sont les cotes composantes ?
La chaîne cinématique est très simple, nous voyons et nous savons que le jeu est la dimension résultante, l'examen de la figure montre clairement que le jeu J est égale à la cote 1 de l'entaille
moins les cotes d'épaisseurs des 3 pièces A, B et C. Nous pouvons donc écrire :
J = 1 - 2 - 3 - 4 (*)
Les cotes 1, 2, 3 et 4 sont les cotes composantes, la tolérance de jeu, c'est à dire 0,5 mm doit par conséquent être répartie sur ces 4 cotes composantes.
L'expression (*) est appelée l'équation du jeu de fonctionnement
Attention !
On
dit que les cotes composantes ci-dessus forment une chaîne de cotes. Remarquons que nous avons quatre pièces dans cet ensemble et que nous avons 4 cotes, c'est à dire une cote par pièce, c'est
ce que nous appelons en cotation fonctionnelle : Une chaine minimale de cotes.
La chaine minimale de cotes est obtenue quand le nombre de cotes composantes est égale au nombre de pièces.
C'est la règle d'or de la cotation fonctionnelle (Cf), il est facile de comprendre en effet que si le nombre de cotes composantes est le plus petit possible, la tolérance attribuée à chacune
d'elle sera la plus grande.
Par Dessin industriel
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Publié dans : COTATION FONCTIONNELLE
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