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EPDI

http://epdi.over-blog.com/

J'écris cet article pour tous ceux qui on encore la nostalgie de la planche à dessin et de la règle parallèle,  sans aller jusqu'a la règle à calcul non plus.

Il y a vingt ans, j'étais assis sur une chaise de vélo en acier emboutis grise dépliée d'une table équipée d'une planche  de bois de 1 m², donc A0 pour les puristes et agrémentée de deux petites poulies enroulées par 2 câbles tenant une règle de 1000 mm.... Deux souvenirs me resteront toujours en mémoire.
Le premier, lorsque je suis rentré dans cet immense hall décoré par deux fresques géantes, mais j'y reviendrai. Le second souvenir vient de cette fameuse chaise ou je dirai plutôt un tabouret, trépied, non une chaise de vélo, glaciale qui plus est.
Je venais d'un lycée professionnel équipé de tables à dessin modernes de marque UNIC pour les connaisseurs, avec le petit "clic" lorsque l'angle à 45° était bloqué mais là...là j'arrivai dans un grenier à peine chauffé avec des tables en bois qui n'avaient pas de chaise !!!


Mr. je demande : Puis-je avoir une chaise s'il-vous plaît ??
Vous êtes ? répondit le prof.
TETARD , .. Nicolas TETARD !
il me dit alors : TETARD (oui parce que dans cet établissement, on vous appelles par votre nom), TETARD, vous trouverez votre "chaise" (là c'est moi qui met des guillemets) sous la table.
A ce moment précis, je savais que les quatre années qui allaient suivre seraient difficiles, très difficiles lorsque je vis ce siège en fer avec 2 pieds et le troisième attelé à la table.

Je reviens sur le premier souvenir en vous expliquant la présence de ces fresques. Cet établissement à été fondé en 1923 pour préparer les futurs  ingénieurs de l'entre deux guerres et chacune de ces peintures représentait un métier,
architecte et dessinateur industriel.

L'Ecole Professionnelle de Dessin Industriel était née.

Imaginez vous tout petit en face d'une représentation de
Vladimir Ilitch grandeur réelle avec en toile de fond, les chantiers promis de la mère Russie mais tout ça à la sauce bourguignonne. Un vrai choc dans les yeux de mes 20 ans qui ne connaissait pas grand chose sur le métier puisque je n'avais que le CAP-DI et le BEPC en poche.

Rendez-vous compte, nous devions faire un devoir d'écriture avec les lettres Didot, cursives à la plume sergent major pleine d'encre noire et toutes les hauteurs et épaisseurs normalisées. Tout les soirs,  une page de lettres dans toutes les catégories de la calligraphie.
Rien que ça, était la marque indélébile de l'EPDI et nous étions en 1988 (deux ans après DEVAQUET au piquet !! ) et je ne vous parle pas de la note de conduite, de la propreté des cahiers et du Tableau d'honneur.

Achetez nos calques à l'économat, manger au fast-food tous les midis alors que nous n'avions même pas une heure de sport par semaine et  en priant pour avoir 15 minutes de pose dans une cour minuscule.
La preuve sur la photo ci-dessous. (imaginez l'équivalent dans le dos du photographe)


Je vous la fait façon N&B avec l'attitude bien moderne et la blouse blanche immaculée.

Comment être nostalgique de cette époque me direz vous ?
Peut-être lorsque l'on se dit que nos chers professeurs nous ont appris un métier génial et qu'aujourd'hui nous sommes fier de le véhiculer aux plus jeunes avec certaines valeurs découvertes dans ces écoles démodées.

Dans ma carrière, outre mes ex-camarades de la promo 90, j'ai rencontré seulement 5 collègues dont deux de la promotion 70 et bientôt à la retraite. Encore plus nostalgique que moi puisque l'un d'entre eux avait encore le pins de l'école (parait-il vendu 15 € sur Ebay). La rencontre fut drôle, puisque nous étions l'un et  l'autre du coté de la cloison (façon open space),  un ancien de la même école avec 20 ans d'écart qui avait connu tout ce que je vous ai décrit juste avant.  ... Sacré Claude !




Pour ceux qui se reconnaissent dans mes souvenirs vous pouvez peut-être retrouver des anciens ici :
Mais surtout n'hésitez pas à vous faire connaitre frogetech@gmail.com
Ou si vous voulez faire un simple commentaire, vous pourrez attérir (;-p) là   

Personnellement je souhaiterai parler de Mr HALOUCHERY (Pierre-Henri) qui m'a appris plus qu'il ne croit. Un homme d'une profonde culture de ce métier avec des méthodes à faire rougir n'importe quel scientifique et une rigueur dans ses cours plus que jamais inoubliable. Les TP du soir devenaient une messe pour celui qui prenait plaisir à faire des prolongations.  Un homme rare. (en veston gris à gauche sur la photo)

Mon seul regret est de ne pas avoir eu le courage de lui serrer la main, le dernier jour de l'examen.


J'adore cette photo, elle me rappelle trop cette époque...

voir aussi pour les anciens de l'EPDI :
http://copainsdavant.linternaute.com/etablissement/779795/1/epdi/

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Un peu d'histoire grâce à l'intervention de Vanessa, une ancienne élève de l'établissement en ARCHI

E.P.D.I.  (École Professionnelle de Dessin Industriel)
fondé par André PEUBLE (1898-1978)  L'art et L'industrie

À la fois créateur, industriel, pédagogue, André PEUBLE laissera outre son œuvre professionnelle, l'empreinte d'un homme passionné et doué d'un sens exceptionnel de l'entreprise.
J'usqu'en 1923, il accomplira des travaux de conception et de réalisation de produits industriels pour son compte personnel et assistera son père Gabriel Peuble, armurier à Saint Etienne puis à Paris.
En 1923, il fonde l'école de dessin industriel E.P.D.I., alors seule institution du genre en Europe. Elle compte à ce jour plus de 25 000 anciens élèves.
Puis en 1936 et 1938, il crée respectivement les sections de dessin publicitaire et d'architecture.
A cette occasion, il s'entoure d'hommes de talent, tels que Jean VERRIER ou Max PONTY, célébré à plusieurs reprises pour ses créations au sein de la SEITA, dont l'illustre "Gitane".

De nombreux artistes, peintres, sculpteurs etc., parmi lesquels Lucien GIBERT, Georges Lucien GUYOT, accompagneront André PEUBLE y compris dans les moments de récréation consacrés largement à la peinture à l'huile sur le motif, tout près de la nature.  Certains parmi eux laisseront, attachés à cette école, d'impressionnants témoignages artistiques consacrés à la révolution industrielle du siècle dernier.
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[Gérard B.]  " Tu en avais de la chance car nous il y a quelques 40 ans, on ne disposait que du Té qui pouvait lui se regler à 30, 60, 45 et 90° quand même..  "

[Alain P. BAILLOT]  "Un surf rétro sur l'EPDI entre deux choses plus sérieuses et j'arrive sur votre site. Ancien de cette école de 1961 à 1964 Je dois admettre  que je n'ai pas été fidèle très longtemps à la planche à dessin, deux ans pour réaliser que l'initiative et l'originalité ne devaient pas faire bon ménage avec l'industrie; donc virage vers le commerce grâce au bagage technique acquit dans la susdite école; et bien m'en a pris.  Perdu tout contact avec les anciens, dommage, mais rien n'est perdu, la preuve.
Désormais retraité avec une très discrète activité de conseil....Spécialité métaux non ferreux et plus particulièrement Cuivre que j'ai vendu pendant 38 ans sous diverses formes. Mais bon sang, qu'est devenue cette école, je suis passé devant il y a quelques mois,  et nostalgie, plus de la jeunesse que des murs de nos classe bien entendu. Par contre pas souvenir d'avoir eu à faire la moindre page de lettres, seuls les devoirs devaient être rendus à la plume palette et en cursive, mais pas idiot comme entrainement. Et la pensée du jour à commenter pour le lendemain dans un petit carnet, surréaliste de nos jours.

 


Pour clore et de manière à être complet, ainsi que pour donner une information complète.
Information fournie par un lecteur en un ancien de l'EPDI que l'on appelera Michel.

http://www.lexeek.com/jus-luminum/decision-cass-com-03-01-1985-8310491,128279.htm





extrait :

LORS, EN OUTRE, QUE DANS LEURS CONCLUSIONS D'APPEL, LES CONSORTS PEUBLE SE PREVALAIENT D'UNE PART, DES IRREGULARITES DE POINTAGE DES FEUILLES DE PRESENCE AUXQUELS SE LIVRAIENT MM. CAYLA ET UZX. , ALORS ENSEIGNANTS DE L'E.P.D.I. DANS LE BUT D'ORGANISER DES COURS PARTICULIERS PARALLELES, ET D'AUTRE PART, DE LA REDUCTION DES 2/3 DES EFFECTIFS DE L'ECOLE CONCURRENTE, AU COURS DE L'ANNEE SCOLAIRE SUIVANT L'ANNEE 1976-1977, QUI AVAIT VU LE DEPART DE L'ESSENTIEL DES EFFECTIFS DE LA SECTION DE DESSIN, BATIMENT DE L'E.P.D.I., QU'EN NE REPONDANT PAS A CES MOYENS DETERMINANTS DE NATURE A MODIFIER LA SOLUTION DU LITIGE, LA COUR D'APPEL N'A PAS MOTIVE SA DECISION ET A VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ALORS, EN QUATRIEME LIEU, QU'EN REMETTANT A DES PARENTS D'ELEVES REFUSANT DE PAYER A L'E.P.D.I. LEURS FRAIS DE SCOLARITE DES ATTESTATIONS DEFAVORABLES A SON ANCIEN EMPLOYEUR M. UZX. A COMMIS UN ACTE DE DENIGREMENT, ALORS, SURTOUT, QU'IL PARTICIPAIT A LA CREATION D'UN ETABLISSEMENT CONCURRENT ET QUELQUE FUSSE LE BIEN FONDE DES CRITIQUES ENONCEES
 
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